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Passé au second plan de l’actualité, nous avons tous espéré que le Covid disparaisse comme par magie. Mais depuis quelques jours, l’Hexagone doit de nouveau faire face à un rebond de l’épidémie. Une nouvelle vague qui est plus que présente dans la région des Hauts-de-France. 

 

Si depuis le 14 mars, le masque n’est plus une obligation à l’intérieur. Cependant, il faut le conserver dans les transports en commun et les établissements de santé. Des mesures également prises par d’autres pays européens. Paradoxalement, l’ensemble du vieux continent et plus particulièrement l’Europe de l’Ouest fait face à une nouvelle vague du Covid. Puisque l’épidémie revient avec le sous-variant BA.2. En France, les chiffres ne sont pas très bons puisque par jour. Près de 81 000 personnes sont positives.

Le covid dans les Hauts-de-France

C’est dans la région des Hauts-de-France où l’on observe la hausse la plus importante. Avec plus de 40% de cas en plus par rapport à la moyenne nationale est à 25%. Si l’activité épidémique affecte toutes les classes d’âge, ce sont surtout les jeunes qui sont touchés par ce nouveau sous-variant. « Nous avons dépassé les 1 000 nouveaux cas pour 100 000 habitants », annonce Philippe Amouyel, épidémiologiste au CHU de Lille. Mais ce dernier se veut néanmoins rassurant : « On s’attend à un pic de l’épidémie bien loin des 300 000 cas de début d’année. Il devrait arriver fin mars avec 120 000 cas par jour. »

Mais pour le moment, cette hausse ne se fait pas ressentir dans les hôpitaux : « En réanimation, le nombre de cas augmentent, mais reste néanmoins assez faible. » Comme le confie Florine, infirmière au CHR d’Armentières pour qui la situation est stable : « cela ne nécessite pour l’instant pas d’ouverture de nouveaux services ou de mobilisation de personnels. »

Comment expliquer cette nouvelle hausse ? 

Un nouveau rebond de l’épidémie était attendu par les spécialistes. Comme l’a confirmé Olivier Véran, ministre des Solidarités et de la santé lors de son passage aux Sable d’Olonne. « Un relâchement des comportements et l’impact de la rentrée scolaire surtout au vu du faible taux de vaccination chez les enfants. » Explique Philippe Amouyel à propos de la hausse des cas. La population s’est relâchée après l’importante vague de ce début d’année. L’invasion de l’Ukraine a joué un rôle en faisant disparaitre la Covid 19. Cela n’a peut-être pas poussé les gens à faire attention. De plus, comme l’affirme L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) : « plusieurs pays européens ont levé trop brutalement leurs mesures », comme la France, l’Irlande, la Grèce ou l’Italie. 

Cependant, il n’y a pas d’inquiétudes à avoir. « Après la première vague, les services hospitaliers se sont très bien organisés pour accueillir la totalité des patients victimes du Covid. » C’est ce que confirme le chef de service de santé publique du CHU de Lille. De plus, les soignants, comme Florine, s’attendent : « À être éventuellement de nouveau mobilisée dans les services covid». Si les patients ne sont pas trop nombreux, ils pourraient les repositionner dans les services conventionnels habituels. Cela permet d’éviter une surcharge des patients dans un seul et même service.

Une chose est sûre pour l’épidémiologiste : «c’est de se dire qu’il faut vivre avec, comme avec la grippe ou la gastro».