Skip to main content

Face aux difficultés de la crise sanitaire et notamment du premier confinement , certains commerces  ferment leur portes. D’autres se réinventent. Le développement des dark stores et des dark kitchens apparait comme une solution logique.

Les dark stores, ça vous dit quelque chose ? C’est un concept venu des Etats-Unis développé au cours du milieu de la décennie 2010. Il s’agit d’un type de commerce de détail (alimentation, prêt à porter…) fermé au public. Leur réussite dépend de leur promesse de rapidité entre la commande et la livraison, soit 10 , 15 minutes. C’est valable pour les courses mais aussi la restauration. Mais ce gain de temps ne détruit-il pas en réalité les relations entre consommateurs et commerçants ?

Les dark kitchen, l’alternative culinaire

Maitre Baptiste Robelin, avocat au barreau de Paris spécialisé dans l’hôtellerie restauration travaille pour le cabinet NovLaw. Il explique que « les dark kitchens fonctionnent aujourd’hui car cela permet à des créateurs d’entreprises de fonctionner avec des coûts de mise en place qui sont moindre ». D’après lui : « En ne se concentrant que sur la cuisine sans penser aux coûts d’installation, vous pouvez être dans des rues peu fréquentées dans des hangars ou des entrepôts » Le prix au mètre carré sera donc bien moins coûteux que dans les beaux quartiers parisiens si vous souhaitez installer un restaurant. Pour l’avocat « c’est simplement une politique de gestion des coûts alignée par le fait que les gens consomment en ligne ». Les consommateurs sont aujourd’hui prêts à consommer en ligne. Cette uberisation de la société ne semble pas se stopper et les français semblent s’y accommoder.

Une société de consommation rapide

Cependant, il faut bien comprendre que dans notre société, si on peut avoir quelque chose plus rapidement, on ne pose pas la question. En instaurant ce type de commerce, l’aspect humain est au dépend de la rapidité du service. Les dark store ne sont pas inhumains, mais « ce sont des lieux de travail et non pas de vie de quartier » affirme maitre Robelin. Idem pour une dark kitchen. Ce mode de consommation explose avec la Covid, cependant, pour les commerçants, les dark kitchens ne représentent pas un véritable danger. En effet, d’après Stéphane, restaurateur dans le 14ème arrondissement de Paris : « La livraison rapide ne vaudra jamais un bon restaurant en terrasse en famille ». Il faudra donc à l’avenir cohabiter probablement ensemble.

Les dark stores : Des entrepôts dans l’illégalité

Sur Paris, il existe à ce jour 65 dark stores instruits par le code de l’urbanisme et 25 dark kitchens. En mars 2022 , la mairie de Paris lance une procédure de fermeture de 45  dark stores  dans la capitale. Selon Emmanuel Grégoire, le premier adjoint à la mairie de Paris, certains de ces commerces sont  « illégaux ». La mairie considère les dark stores comme des entrepôts malgré que la plupart soient des locaux commerciaux. Un reproche compréhensible car « pour transformer un commerce en entrepôt, les acteurs du quick commerce auraient dû demander une autorisation, voire un permis de construire » d’après l’adjoint à la mairie. Si il y a constatation d’infraction au code de l’urbanisme, le tribunal judiciaire peut tout à fait être saisi . Il pourrait ainsi prononcer une sanction financière allant jusqu’à 25 000 € par entrepôt.

N’hésitez pas à lire d’autres articles sur Les papiers :

https://isfjnews.campuseductivelillenium.com/la-mode-eco-responsable

Pour plus d’informations sur les dark stores :

https://www.goflink.com/fr-FR/

 

Leave a Reply