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Depuis le début de l’invasion Russe en Ukraine, le 24 février dernier, beaucoup de questions se posent sur l’accueil des immigrés Ukrainiens. Néanmoins, malgré les difficultés, le personnel scolaire se démène pour faire sauter les barrières, comme celle de la langue.  

L’accueil des réfugiés Ukrainiens est une mission complexe. Ces difficultés se ressentent aussi bien pour les enseignants que pour les élèves ukrainiens, rejoignants un établissement. La barrière de la langue est le principal bloquage. Certains établissements n’ont pas des professeurs qualifiés pour enseigner dans une langue étrangère. L’absence d’instituteurs  parlants plusieurs langues est un frein dans la plupart des écoles de la région. À Saint-Anne, le corps enseignant tente de sensibiliser sa nouvelle élève au français, selon la directrice : « En attendant l’arrivée d’un professeur allophone, nous avons commencé par lui apprendre l’alphabet latin. Notre objectif est de lui donner accès aux mots les plus simples de la vie courante afin de s’exprimer en classe. » 

Cette problématique du langage est préocuppante mais n’est pas la seule difficulté rencontrée. L’aspect psychologique des réfugiés entre également en jeu. La découverte d’une nouvelle culture après avoir fuit son pays en guerre peut s’avérer très difficile mentalement. Le soutien doit être omniprésent : « On doit être derrière eux. On ne sait pas ce qu’il ont vécu, si leur famille est toujours en Ukraine. C’est notre devoir de les aider psychologiquement. » proclame Karine, professeure de l’EIC à Tourcoing. Malgré les difficultés, tous sont soucieux d’aider les réfugiés ukrainiens, à poursuivre leur parcours scolaire.

Une intégration réussie pour certains réfugiés Ukrainiens  

 Dans les écoles, une solidarité importante a vu le jour. Directeurs, professeurs, tous mettent la main à la patte pour venir en aide aux réfugiés Ukrainiens. Ce vendredi 18 mars à l’école Sainte-Anne de Croix, Sofya, une jeune ukrainienne de 6 ans a été accueillie. La directrice de l’établissement, Sylvie Mailliez, raconte les premiers pas de l’enfant, au sein de l’école : « Elle est dans une classe de CP. Elle s’est vite intégrée, elle semble très heureuse. » L’enfant s’est déja acclimatée à son nouvel environnement : « Elle participe à la vie de la classe, elle veut aller à la piscine, à la cantine. Pour le moment, cela se passe très bien. »

Une intégration facilitée par les autres élèves de sa classe. Un des enfants se charge de faire le traducteur afin que la communication soit fluide. « Nous avons Sergei, un enfant d’origine russe qui l’aide à s’adapter. Il a l’avantage d’être bilingue donc même nous ça nous aide.» Cela va au-delà d’une aide capitale, c’est l’insouciance de 2 enfants pour qui la guerre est loin. C’est également un véritable sybole selon la directrice : « Je trouve que l’entraide d’un enfant russe envers une jeune Ukrainienne, c’est quelque chose de fort ».

Un accueil compliqué, certes, mais pas sans solutions

D’autres écoles n’ont pas été sollicités pour accueillir des élèves Ukrainiens. Elles montrent cependant une solidarité sans faille à travers diverses actions. C’est le cas de la Croix-Blanche à Bondues où les élèves participent à des activités, en faveur de l’Ukraine : « Nous n’avons pas accueilli de jeunes Ukrainiens. En revanche, nous organisons des kermesses, des dictées et des quiz pour récolter des fonds. » Gaetan Candelle, directeur adjoint de la Croix-Blanche. Une solidarité exemplaire malgré les difficultés présentes. Cela va au-delà du monde scolaire. La guerre a également touché les artistes qui utilisent leur talent pour l’Ukraine. Le street-art est le principal symbole de cet élan de solidarité.  

 

                                                                                                        Dimitri Dehaene